Des chiffres probablement sous-estimés
La cocaïne est la deuxième substance illégale la plus consommée en Suisse, après le cannabis. Selon l’Enquête suisse sur la santé (ESS) de 2022, environ 60’000 personnes en consommeraient. Addiction Suisse estime toutefois que ce chiffre est sous-estimé : plusieurs indicateurs convergent en ce sens, notamment l’analyse des résidus dans les eaux usées, le nombre d’hospitalisations et les infractions enregistrées.
Des profils de consommateurs·rices hétérogènes
Avec l’explosion de l’offre, la diversification de sa distribution et la baisse de son prix, la cocaïne est devenue plus accessible. Elle n’est plus une drogue réservée à une élite. Si une partie des consommateurs·rices en font un usage occasionnel, notamment lors de sorties le week-end, une proportion plus restreinte consomme au quotidien.
Un lien avec le contexte professionnel
Le rapport met en évidence le lien entre consommation de cocaïne et environnement de travail. Certains milieux professionnels, caractérisés par une forte pression à la performance, une majorité d’hommes ou des horaires longs et irréguliers, semblent particulièrement propices à son usage comme les secteurs de la santé, de la finance ou de la restauration. La cocaïne y est alors utilisée de manière fonctionnelle, pour augmenter la vigilance, l’endurance ou la confiance en soi.
Des approches de prévention à repenser
Si la prévention dans les contextes festifs est bien établie, la réalité d’une consommation spécifiquement liée au monde du travail invite à revoir nos approches. L’enjeu est d’atteindre ces milieux pour accompagner un changement de comportement, tout en évitant toute forme de stigmatisation.
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