24 septembre : Journée nationale alcool pour briser le tabou

24.09.2020

La Journée nationale sur les problèmes liés à l’alcool entend sensibiliser le public au tabou des problèmes d’alcool. Plusieurs institutions sur toute la Suisse y participent.


L’alcool est un bien de consommation courant, pour lequel la consommation est la norme et l’abstinence l’exception. Celui ou celle qui ne veut pas boire d’alcool lors d’un apéritif doit se justifier, et il est rare qu’une autre boisson soit proposée spontanément. Supporter l’alcool est valorisé, mais perdre le contrôle de sa consommation est stigmatisé. Lorsqu’on s’inquiète pour la consommation d’alcool d’un proche, il est souvent difficile de lui en parler, par crainte de le blesser ; lorsque la consommation devient problématique, c’est le silence qui s’installe.

La Journée nationale sur les problèmes liés à l’alcool est organisée conjointement par les trois associations régionales des professionnels de l’addiction (GREA, Fach­verband Sucht et INGRADO), ainsi que par Addiction Suisse, la Croix-Bleue, la Société suisse de médecine de l’addiction (SSAM) et les Alcooliques Anonymes (AA). Organisée tous les deux ans, elle est financée par le Fonds de prévention des problèmes liés à l’alcool.

Chiffres et faits :
  • En Suisse, 250 000 personnes sont alcoolo-dépendantes. Plus d’un demi-million de personnes de 15 ans et plus ont, dans leur cercle familial proche (mère, père, frères et sœurs, enfants, partenaire), au moins une personne qui a des problèmes d’alcool (voire un problème supplémentaire avec d’autres drogues). À cela s’ajoutent quelque 100 000 enfants de parents qui vivent avec un parent qui souffre d’une consommation problématique d’alcool.
  • Les problèmes d’alcool touchent toutes les couches de la population.
  • Un grand nombre de personnes sont dépendantes sans jamais être complètement ivres.
  • Les rechutes (re-consommation) sont fréquentes avant de réussir à sortir de la dépendance.