Une recherche de l’Université de Saint-Gall analyse les données hospitalières suisses de 1998 à 2022. Elle compare l’évolution des hospitalisations dans les régions où un espace de consommation supervisée ouvre avec celle des régions sans dispositif. Dans un rayon de cinq kilomètres, l’étude estime une diminution moyenne de 35 % du taux d’hospitalisations liées aux drogues.
Les hospitalisations liées aux drogues se terminant par un décès diminuent, tandis que celles pour intoxication augmentent. Selon l’autrice, cette évolution pourrait traduire une meilleure prise en charge de surdoses potentiellement mortelles. Ce mécanisme reste toutefois une interprétation : les données ne permettent pas de suivre les surdoses sans hospitalisation ni les décès survenus hors de l’hôpital.
Diffusé sur arXiv sous forme de prépublication, ce travail apporte des éléments en faveur des espaces de consommation dans les politiques de réduction des risques. Il souligne aussi l’intérêt d’évaluer ces dispositifs au-delà du seul nombre d’admissions hospitalières, en considérant la survie des personnes consommatrices.
Chaque vendredi, retrouvez l'actualité, les prochaines formations ou encore les publications du GREA.