Un acquis démocratique menacé
Depuis 2009 et la suppression de l’examen de conscience au profit de la preuve par l’acte, le service civil est devenu une véritable alternative au service militaire, reconnue et légitime. Les jeunes qui font ce choix acceptent d’emblée une durée de service sensiblement plus longue, témoignant ainsi d’un conflit de conscience réel. Vouloir aujourd’hui restreindre drastiquement cet accès revient à remettre en cause un équilibre constitutionnel durement acquis.
Des civilistes indispensables au GREA
Au GREA, les civilistes font partie intégrante du fonctionnement. Ils contribuent à des missions qui auraient autrement du mal à être assurées dans un contexte de ressources limitées. C’est ce que l’on observe aussi dans de nombreuses autres structures : maisons de retraite, centres d’asile, écoles, exploitations agricoles de montagne, projets de protection de la nature. Partout, les civilistes comblent des lacunes là où les moyens manquent. S’attaquer au service civil, c’est affaiblir le fonctionnement structurel des secteurs du social, des soins et de la protection de l’environnement, déjà mis à rude épreuve par les politiques d’austérité actuelles.
Un mauvais signal au mauvais moment
Alors que les services publics sont sous pression et que les associations peinent à maintenir leurs prestations, cette réforme envoie un signal préoccupant sans tenir compte des besoins réels de la société civile. Le GREA appelle donc à voter NON le 14 juin à la révision de la loi sur le service civil.
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