L’OMS vient de publier un guide de mise en œuvre destinées aux responsables de planification et aux prestataires de services impliqués dans l’accompagnement de la dépendance aux opioïdes.
Un service de santé essentiel
Le document affirme sans ambiguïté que le traitement par agonistes opioïdes (TAO) doit être maintenu sans interruption, même durant les périodes d’instabilité. Il s’agit d’un service de santé essentiel qui devrait bénéficier de la même priorité que d’autres services vitaux. L’OMS insiste sur la nécessité d’intégrer pleinement le TAO dans les systèmes de santé nationaux, avec un financement stable et non tributaire de sources fluctuantes.
Mesures en cas d’interruption
Lorsque des interruptions non planifiées sont anticipées, le document recommande la mise en œuvre précoce de mesures de contingence : consultation des communautés concernées, augmentation de la prise en charge communautaire des surdoses avec la naloxone, renforcement des doses à emporter en cas de pénurie de personnel, accroissement du soutien psychosocial et de la coordination interinstitutionnelle.
Réductions de dosage potentiellement mortelles
L’OMS met particulièrement en garde contre les réductions non planifiées de dosage qui peuvent s’avérer potentiellement mortelles. Si un sevrage devient inévitable, les personnes doivent recevoir un soutien médical adéquat suivant les protocoles établis de prise en charge assistée pharmacologiquement.
Perspective à long terme
Le document rappelle que le TAO est recommandé comme intervention de première ligne pour la majorité des personnes avec une problématique de dépendance aux opioïdes. L’OMS préconise des structures de dosage flexibles, avec des doses d’entretien élevées adaptées aux évaluations individuelles, sans restrictions sur les niveaux de dose ou la durée du traitement.
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