Comparaison n’est pas raison rappellent les décodeurs. Les études mettant en avant un lien entre augmentation de l’espérance de vie et consommation d’alcool souffrent de deux biais selon une récente revue de littérature. Ces bénéfices supposés sont néanmoins souvent partagés sur les réseaux sociaux.
Premièrement, elles comparent des buveurs à des non-buveurs sans vérifier si les autres caractéristiques sont similaires. Hors, le plus souvent, les non-buveurs sont devenus abstinents pour des raisons de santé. Dès lors, ils partent avec un handicap face aux buveurs modérés.
Deuxièmement, les consommateurs réguliers qui ont la plus grande espérance de vie sont souvent ceux appartenant aux classes socioéconomiques les plus élevées. Ces derniers sont souvent avantagés pour toute une série d’autres facteurs : meilleur accès aux soins, mode de vie, environnement, etc.