PFado : entre social et santé, travailler ensemble, est-ce collaborer ?

Comment collaborer entre le social et la santé, à partir de modèles, de missions et de représentations respectifs ? Le 8 septembre 2026, la PF ado a eu l’occasion d’assister à une présentation sur cette question pratique, éthique et politique.

L’accompagnement des jeunes implique des collaborations entre différents domaines, notamment médical et social. Cela suppose d’interroger les représentations que chaque champ à de l’autre, afin de mieux comprendre ce que chacun fait et surtout comment. C’est l’une des conditions pour réellement collaborer et ne pas simplement travailler ensemble. Dans le contexte actuel, difficile pour les professionnel·le·s de terrain, entre coupes budgétaires et discours moralisateurs, les membres de la PF ado ont assisté à une présentation sur la collaboration entre le médical et le social.

Comment pourrait-on amener des éléments de nouveautés et d’innovation pour sortir de cette dichotomie entre le modèle social et le modèle médical ? Cette question a servi de fil conducteur à la présentation de Simone Gigiaro, responsable de formation à l’École supérieure sociale intercantonale (ESSIL). Les membres de la PF ont ainsi échangé sur différents enjeux, notamment la distance dans la relation d’accompagnement, qui influe non seulement sur le lien avec les jeunes, mais aussi sur les possibilités de collaboration entre le médical et le social. Selon Gigiaro, il s’agit en effet de concilier la « bonne distance » du modèle médical à la « juste proximité » du modèle social.  Dans cette perspective, l’un concilie une posture plus distanciée dans la relation avec le ou la jeune, alors que l’autre s’inscrit davantage dans une démarche globale. Ces différences se manifestent également par des périmètres d’action divergents. Dans le même temps, il s’y joue aussi l’importance de reconnaître la légitimité et l’apport du travail social dans l’interprofessionnalité.

Fort de ces échanges, les participant·e·s ont pu partager ainsi leur expérience et leurs réflexions, en soulignant également la nécessité de disposer des ressources financières et humaines pour parvenir à mettre en place un accompagnement adéquat, au vue de la complexité des situations de certaines adolescent·e·s. Il s’agit ainsi d’une responsabilité collective.

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