Vapotage : des fausses croyances qui inquiètent

Grande-Bretagne : selon une étude, une majorité d’adultes pensent que la vape est aussi nocive que la cigarette. Pourtant, les études scientifiques montrent que les risques sont sensiblement plus faibles, même s’ils ne sont pas inexistants.

Plusieurs études ont montré que le vapotage peut être une aide pour arrêter de fumer des cigarettes. C’est pourquoi voir la vape comme aussi nocive pour la santé que la cigarette n’est pas anodin : c’est une confusion qui peut pousser des personnes fumeuses à renoncer à cette solution.

Une étude sur les perceptions du vapotage

« Action on Smoking and Health » (ASH), association indépendante dédiée à la recherche et à la prévention sur le tabac, a récemment publié les résultats de sa dernière étude sur le vapotage chez les adultes. Cette étude, menée auprès de plus de 13’000 britanniques, montre que 54% des personnes interrogées pensent, à tort, que la vape est aussi nocive, voire plus nocive que la cigarette.

Des conséquences concrètes sur la santé

Une donnée particulièrement inquiétante selon ASH, car cette fausse croyance a un impact direct sur les habitudes de consommation du tabac, et donc sur la santé des personnes concernées. En effet, avec cette idée préconçue, les personnes fumeuses peuvent bouder la vape comme moyen de réduire leur consommation de cigarettes, voire renoncer à la vape pour revenir à la cigarette.

Des risques rarement mis en perspective

Ces dernières années, de nombreuses études ont documenté les risques du vapotage. Cependant, Jamie Brown, professeur et directeur du UCL Tobacco and Alcohol Research Group, regrette que ces risques ne soient pas systématiquement remis en perspective. Selon lui, les gens ont vu et lu de nombreux reportages qui mettaient l’accent sur les dangers des cigarettes électroniques sans les replacer dans le contexte des méfaits de la cigarette traditionnelle.

L’importance d’une information fiable

La vape n’est pas sans risques. Les produits du vapotage sont associés à des risques documentés, cardiovasculaires et respiratoires notamment, mais ils restent à ce jour nettement inférieurs à ceux du tabac fumé. Ce rapport rappelle qu’il est essentiel que le public dispose d’une information claire et fiable sur les risques respectifs de ces deux pratiques, afin de pouvoir gérer sa consommation et faire des choix éclairés pour sa santé.

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