Publiée en décembre 2025 dans le Journal of Cannabis Research, une recherche de l’Université de Montréal portant sur 731 adultes québécois·es révèle que parmi les 44 % ayant consommé du cannabis dans l’année, 63 % présentaient un faible risque de trouble lié à son usage. Les personnes à faible risque ressemblent davantage aux non-consommateur·trice·s qu’aux personnes en difficulté. Ces dernières se distinguent par une consommation fréquente et solitaire, des symptômes anxieux et un co-usage de tabac.
Le contexte social comme facteur protecteur
L’étude met en lumière plusieurs éléments associés à une consommation à faible risque : la consommation occasionnelle, le contexte social (plutôt que solitaire), et le fait d’être une femme. À l’inverse, le tabagisme combiné au cannabis constitue un facteur de risque significatif. L’équipe appelle à abandonner l’approche qui consiste à diaboliser la substance et à centrer les politiques publiques sur les situations de vulnérabilité réelles. Comme le souligne Marie-Pierre Sylvestre, les résultats plaident pour des stratégies de réduction des risques et une éducation fondée sur des données probantes, capables de fournir une information factuelle sur les effets du cannabis — positifs et négatifs.
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