En marge de la CND, plusieurs organisations ont mis en avant l’importance de prendre en compte les impacts environnementaux de la prohibition des drogues. Les activités liées aux trafics se déplacent souvent vers des zones isolées et riches en biodiversité — forêts tropicales, territoires autochtones ou régions frontalières — où elles favorisent déforestation, exploitation illégale des ressources et violences territoriales.
Un rapport récent de la coalition International Coalition on Drug Policy Reform & Environmental Justice montre que ces économies illicites se combinent fréquemment avec d’autres activités extractives comme l’exploitation minière ou le trafic de bois, créant une véritable convergence d’économies criminelles dans certaines régions du monde comme le bassin amazonien.
Ces analyses rappellent que les politiques des drogues ne sont pas seulement une question de santé ou de sécurité : elles ont aussi des conséquences directes sur la biodiversité et la gouvernance environnementale.
À l’heure des crises climatiques et écologiques, ces organisations insistent sur la conclusion suivante : la réforme des politiques des drogues et la protection de l’environnement doivent être pensées ensemble. Plaider pour une régulation des marchés des drogues, c’est aussi agir pour limiter les économies criminelles qui détruisent les écosystèmes. Autrement dit : réformer les politiques des drogues, c’est aussi être écologiste.
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