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PF Prison à la Fondation Bartimée : présentation du concept « 360° » de l’institution

22.03.2024

La Fondation Bartimée a accueilli le 21 mars 2024 les participant·e·s de la PF Prison. L’occasion de présenter les différentes prestations de l’institution, notamment pour les personnes sous mesures pénales et civiles.

L'équipe de la Fondation Bartimée a tout d'abord présenté son concept d'accompagnement « 360° » qui consiste en une approche pluridisciplinaire avec un suivi à la fois social, éducatif, thérapeutique, tout en visant à l'insertion socioprofessionnelle et à un retour à l'autonomie des personnes concernées.

Plusieurs points saillants ont émergé. Il y a notamment le fait que l’institution reçoit des publics cibles de différents horizons : il y a aussi bien des personnes qui recourent aux prestations de forme volontaire, à travers le Dispositif Cantonal Vaudois d'Indication et de Suivi en Addictologie (DCISA) que des personnes sous mesures pénales art. 59 et 60 du Code pénal suisse et mesures civiles, par exemple des placements à des fins d’assistance (PLAFA). Cela implique ainsi un effort d’adaptation, de flexibilité et d’individualisation des offres en fonction de ces publics cibles.

Une autre dimension importante réside dans l'important travail effectué par la Fondation en vue de faciliter les moments de transition des bénéficiaires, moments qui comportent fréquemment des risques notamment de rechute. Il y a plusieurs prestations conçues à cet effet, par exemple le service ETEX (« étape extérieure ») qui vise à faciliter la transition vers une vie autonome en appartement supervisé. L'accompagnement sociothérapeutique se veut aussi continu et progressif, selon les situations des personnes concernées, leurs besoins et leurs attentes.

Il est également intéressant de mentionner que l'équipe de l'institution s'inspire du modèle du rétablissement et cherche à promouvoir le dialogue et la concertation avec les bénéficiaires, dans une approche individualisée selon les objectifs et attentes de chaque personne. La transparence et la communication sur les consommations sont par exemple encouragées pour limiter les risques dans la communauté. Des ateliers sont proposés afin d'explorer les ressources de chacun·e, ainsi qu'un accompagnement avec deux pairs qui apportent leurs connaissances et expériences personnelles.