PV de la première rencontre KDS sur la Stratégie Addictions

23.10.2017
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Les parties prenantes (KDS) se sont retrouvées le 7 septembre 2017 à Berne pour lancer la stratégie nationale. Documents et PV sont désormais disponibles.

Ceci est une traduction partielle du PV ci-dessus.

La rencontre à l'Hôtel Bern a permis notamment de faire la connaissance avec la nouvelle responsable de la stratégie addictions (SA), Mirjam Weber qui a remplacé Astrid Wütrich. En ouverture après un introduction de Roy Salveter, chef de la Division Prévention des maladies non transmissibles de l'OFSP, elle a expliqué que la stratégie addictions repose sur des offres éprouvées mais, contrairement à la stratégie précédente, n'est plus orientée vers la substance mais a une approche intégrale, addictive et comportementale. L'événement annuel des parties prenantes (KDS) sera une plate-forme importante pour la mise en œuvre ces huit prochaines années. Les quatre piliers resteront centraux évidemment.

Entre les stratégies MNT et Addictions, il existe de nombreuses interfaces et synergies possibles. Les approches comme l'intervention précoce devraient être poursuivies à toutes les phases de la vie.

Ensuite, un podium a pris place. Il s'agissait d'interroger trois personnes sur ce qu'elles pensaient retirer de la SA. Eveline Bohnen-Blust, cheffe de la Division addictions au canton de Bâle-Ville, Heidi Gstöhl, cheffe du Service des questions de société à St-Gall, et Grégoire Vittoz, directeur d'Addiction Suisse. La représentante de la ville a estimé que la SA demandera une grande collaboration à tous les niveaux et plus particulièrement avec la police. Selon elle, la faisabilité de l'implémentation dépendra aussi des ressources financières à disposition. Ceci est partagé par Grégoire Vittoz pour qui un des gros défis de sa fondation sera le partage d'informations et de savoir ainsi que des recommandations des programmes de prévention. Eveline Bohnen-Blust compte sur le soutien de la Confédération lorsqu'il s'agira d'innover.

Ensuite, des ateliers ont été aménagés ici et là pour parler des différents noyaux durs de la SA.

Promotion de la santé, prévention et intervention précoce

Durant cet atelier, il a été demandé à l'OFSP d'apporter un meilleur soutien aux groupes concernés (enseignants, parents, proche, etc.) en fournissant plus d'informations, par exemple sous la forme de descriptions de processus ou de lignes directrices. Les partenaires de mise en œuvre comme les écoles doivent être soutenus dans le domaine de la santé. Il a également été suggéré que l'approche peer-to-peer soit renforcée dans les âges plus avancés. (pour plus de détails, voir le PV en allemand)

Thérapie et conseil

Le manque de financement structurel dans le domaine de l'aide à la recherche ainsi que les lacunes juridiques a été un thème central. Dans certains domaines il est même inquiétant. Certains participants soulignent que la mise en œuvre de la révision du tarif TARMED dans le secteur ambulatoire prévue pour janvier 2018 réduit le travail coordonné et interdisciplinaire des professionnels. Cela ne va pas dans le sens de la stratégie des addictions.

Réduction des risques

C'est un thème incontournable pour les prochaines années. En outre, l'extension de la réduction des dommages est également suggérée pour la dépendance comportementale, comme le jeu. L'un des participants souligne le risque que le transfert de la réduction des dommages aux substances addictives légales puisse inciter le marché à commercialiser de nouveaux produits sous la rubrique «Réduction des risques». Le développement du vapotage est une excellente occasion de RdR. Les participants aimeraient plus d'informations et une communication plus active sur la page de l'OFSP. Une autre exigence concerne le transfert des traitements assistés à l'héroïne. Les participants conviennent que la réduction classique des dommages (par exemple l'héroïne) est toujours un sujet et que l'OFSP devrait continuer à y être attentive. Du côté des cantons, un besoin qui a été souligné est celui qui concerne le drug checking.

Règlementation

Les pages de l'OFSP sur l'alcool et le tabac sont utiles. Les cantons demandent à ce que les informations soient étendues au vapotage, iqos, etc. et que les informations doivent aussi intervenir "bottom up".

Coordination et coopération

Plusieurs personnes des cantons ont parlé de la difficulté à comprendre comment les rôles vont être définis entre les cantons, la Confédération, les communes et les associations. Un autre problème soulevé par les partenaires est le manque de clarté concernant les interfaces entre la SA, la MNT ainsi que les mesures dans le domaine de la santé mentale. Les parties prenantes veulent des exemples concrets et des activités qui montrent clairement ce qui est fait avec les MNT ou la santé mentale et les addictions. Deux organisations expriment le souhait que l'OFSP attire l'attention sur ces interfaces, par exemple dans le cas d'appels d'offres.

Savoir

Les participants veulent pouvoir disposer en particulier d'un soutien pour l'interprétation des données dans le domaine des addictions et des maladies non transmissibles. En outre, il serait utile de mentionner que des projets pilotes novateurs dans le domaine de l'intervention précoce (F+F) seraient utiles dans le domaine de la recherche. Un partenaire souligne le besoin d'un suivi pour le sujet du "jeu d'argent". En outre, il y a un besoin tangible sur la signification de certaines définitions. Il est noté qu'une spécification pour par ex. de "beuverie" est souhaitable; ainsi qu'une définition claire des «fumeurs» et des «non-fumeurs» dans le contexte du vaping.

Politique internationale

Il est question ici des coopérations avec l'ONU et l'UE dans le domaine des addictions. La question suivante est posée: comment les activités de l'ONU concernant les substances peuvent-elles être étendues aux addictions et comment les agences peuvent-elles acquérir une approche holistique? Diane Steber Büchli informe que l'OFSP signera un accord de travail avec l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) la semaine prochaine (ndlr: mi-septembre), ce qui constitue un premier pas vers une coopération institutionnalisée avec cette organisation européenne.

 

 

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